• Les villas de la fin du 19ème siècle de Royan

Dans les années 1850, les rues proche de la mer ont vu la construction de villas, castels, chalets et autres cottages pour les vacances dont la taille varie selon leurs commanditaires venus principalement de Bordeaux, de la région parisienne voire d'Angleterre.

L'amélioration des transports et les bienfaits des bains de mer ont permis le développment de ces constructions dotés d'une magnifique
architecture balnéaire souvent colorée.

En effet, dès 1818 un bateau à vapeur permettait de remonter la Gironde entre Bordeaux et Royan. Et en 1875, la Compagnie des chemins de fer de la Seudre relie Royan à la ligne Bordeaux-Paris.

Pour partir à leur découverte, promenez-vous le long du boulevard F. Garnier bordé par la grande Conche. Vous pourrez y apercevoir quelques unes de ces belles villas construites au 19 et début 20ème s. et qui ont été épargnées par les bombardements du 5 janvier 1945 : les villas Le Cygne (au n° 24) et sa voisine Cyrano (n° 26), Mon rêve (n° 36), Rose Rouge (n° 38),

Royan_villa_Rose_rouge

Espérance (n° 42), Les Courlis (n° 48), Isabelle-Marie (n° 50), Saint-Cloud (n° 54), Le Rêve (n° 58), Les Campaniles (n° 68), Guivonney (n° 72), Gabrielle (n° 88), Aigue-Marine (n° 100) surnommé Chambord sur mer,

Royan_ville_Aigue_Marine

Uranie (n° 116), Anjou (n° 142), Santa-Margherita (n° 144), La Barcarolle (n° 156), Barbicaja (n° 164), Odja n° 166), Saint-Georges (n° 166bis), Cottage fleuri (n° 168) et Buisson ardent (n° 174).

Royan_villa_Buisson_ardent

Si l'architecture balnéaire de la Belle Epoque vous passionne, vous pouvez prolonger votre visite en faisant un détour par les allées et avenues qui traversent les 40 hectares du lottissement du Parc comme :

- l'avenue des Cottages et sa villa La Lézardière (n° 13)

- l'avenue du Dr Charcot et ses villas Léona-Gislhaine (n° 18),  Fantasia (n° 40) au style plus oriental,  Mimosa et Violetta -maison jumelle- (n° 53 et 55)

- l'avenue des Jardins et sa villa Hélianthe (n° 10), la demeure a été élevée en même temps que sa voisine Pierre-Henriette  

- l'avenue du Parc et ses villas Tanagra (n° 34), Orchidée (n° 37) pur style Art nouveau, Val-D'Aure (n° 62), Yvonne (n° 94), Kosiki (n° 100) et son style pagode, et Les Mouettes (n° 102)

- l'avenue Emile Zola avec ses villas La Mousson (n° 7) et Vierge aux Tourelles (n° 10)

- l'avenue des Semis et ses villas Phébus et Phébé (n° 58 et 60) -villas jumelles de 1920-

- l'avenue de la Grande Plage et ses villas Santiago (n° 4), Farniente (n° 6), Sola-Mia de 1925 (n° 9) et La Clairière (n° 25) devenue résidence d'artistes

- l'avenue des Semis avec ses villas Jeanne-Marcelle (n° 7), Pénélope (n° 38), L'Aurore (n° 50) et Ray-Pie de 1920 (n° 44)

- la rue Albert Barthe et sa villa Valentine (n° 3).

Et dans l'ancien lotissement de l'Oasis qui touche celui du Parc, partez à la recherche de :

- l'avenue de l'Oasis et ses villas Lumen (n° 55) et Libellule (n° 56)

- l'avenue des Pins et sa villa Le Nid d'Aigle (n° 23)

- l'avenue Olga et sa villa Olga (n° 6)

- l'avenue de Verdun et sa villa Nadia (n° 33)

- l'avenue du Rond-Point et sa villa Graziella datant de 1925 (n° 38)

- l'avenue de l'Atlantique et ses villas Madiathéa (n° 28) et Bois Clair (n° 32)

- l'avenue de la Clairière et ses villas La Loggia (n° 4), La Belle au Bois (n° 6) et Feuillantines avec son style basque (n° 13)
 
- l'avenue de la Chênaie et sa villa Floria de 1925 (n° 4).

(Certaines de ces magnifiques villas ont été découpées en appartement et se louent en tant que location de vacances.)

 

  • La reconstruction

En 1950, la reconstruction fait place à une ville nouvelle organisée par de jeunes architectes. La villa Ombre blanche est une synthèse de ce renouveau. Elle est classée au titre des monuments historiques.

 

Royan_villa_Ombre_blanche

 

Pour les nostaliques des années 50, rendez-vous sur la grande conche, à l'Hotel Trident Thyrse qui a conservé le mobilier de l'époque des années 50.